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La sélection naturelle

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Alors comme ça, je suis un monstre?

Peut-on discuter de sujet sérieux avec des personnes qui ne prennent pas la peine de se renseigner?

Ma famille, à l’unanimité, m’a assuré que j’avais dit qu’il fallait tuer toutes les personnes avec des défauts. Je suis donc à leurs yeux une nazi dans le plus grand des calmes, sans que ça les choque, les offusque. Sans qu’ils remettent en question leur compréhension ou l’intention dans laquelle j’aurai pu tenir ces propos. Si je me souviens bien, j’ai du dire que dans L’animal moral, un livre sur la sélection naturelle entre autres choses, on apprend pleins de choses passionnantes dont le fait que l’Homme que nous sommes aujourd’hui n’st pas adapté à son monde. En fait, notre espèce a mis des millions d’années à se forger pour s’adapter à notre environnement et en l’espace de quelques milliers d’années, celui-ci a changé du tout au tout. Bien sur qu’on est pas adapté à notre monde. Comment notre corps pourrait-il déjà être prêt à supporter des talons de 15 cm 15 heures par jour? Comment s’étonner de l’obésité alors que les animaux nomades, sportifs et vivant de la cueillette et de la chasse sont aujourd’hui sédentaires et abonnés à Mc Donalds et KFC? Je ne me fait pas moralisatrice, j’adore ces obscénités alimentaires et j’en suis plus friandes que la plupart des gens. ça n’empêche en rien que je reconnaisse que notre corps ne peut pas s’y être adaptés.
Comment pourrait-on sélectionner une génération capable de manger n’importe quoi sans en souffrir alors que l’on traite tout le monde? Un diabétique peut survivre des années avec un bon traitement et une bonne hygiène de vie, si l’on voulait voir le diabète disparaître (tout du moins celui dont l’apparition a une tendance génétique) son traitement devrait être interdit. Ainsi, l’espérance de vie des diabétique serait réduite et donc par voie de conséquence, leur capacité à procréer (autant que je sache, on fait difficilement des enfants une fois mort).

Mais expliquer ça, ça n’a rien à voir avec le fait de PENSER qu’il faille laisser mourir les diabétiques! Ou les malades en général d’ailleurs. Doit-on clore le débat eugéniste parce que les dérives entraînées par son application seraient monstrueuses? Ce n’est pas parce que les données objectives et mathématiques disent que, si l’on voulait voir la race humaine s’améliorer génétiquement parlant il faudrait par exemple, interdire pendant 100 ans aux diabétiques de se reproduire (100 ans = environ une génération, donc en 1 génération plus aucun porteur des gênes favorisant l’apparition du diabète) qu’il faut le faire. Je ne vais pas m’épancher sur les détails, de toute façon je ne cherche en aucun cas à créer une société eugéniste (liste de toutes les maladies génétiques, gradation de celles-ci, « emploi du temps » sur plusieurs milliers d’années, apparition inévitable de nouvelles maladies, …)
Je pense tout de même qu’il est primordial d’en parler, on s’étonne sans arrêt que la planète va mal, qu’il y a de plus en plus de maladie, de famine, etc… mais si l’on pense à la proportion astronomique que la médecine sauve, on se rend compte que non seulement on crée notre surpopulation mais on favorise aussi l’expansion des maladies. Disons que j’ai un accident de voiture mortel la semaine prochaine et que la médecine me sauve ( l’accident n’est donc plus mortel, je sais) et bien le monde, en plus de touts les bénéfices que je pourrai lui apporter (laisser moi croire que je ne suis pas que l’incubateur du malheur de l’humanité) écope aussi de toutes les bactéries qui proliféreront grâce à moi. On vit plus vieux donc on décrépi plus et surtout on vit moins bien. J’apprécierais qu’on ne me contredise pas sur ce point ci, BIEN SUR qu’on vit PLUS CONFORTABLEMENT et dans de meilleurs conditions, mais on traîne plus longtemps dans notre mauvaise santé. Parce que la médecine nous sauve de la sélection naturelle. J’en suis merveilleusement heureuse, je suis reconnaissante d’être en vie et que ma famille le soit aussi; mais c’est peut être en sachant que je pourrait ne pas l’être et que la contrepartie de cette existence volée est une quantité de souffrance que je n’aurais pas vécues autrement que je suis capable de savourer cette vie. En me disant « je pourrais aussi bien être déjà morte » peut être que je peux mieux vivre de m’exploser l’orteil contre le coin du lit sans maudire IKEA sur 12 générations .

Pour moi, ce n’est en aucun cas parce qu’on se plait à foutre un tabou merdique autour de la mort qu’il faut oublier que celle-ci existe. Le but n’étant pas de se dire que la mort nous guette à chaque coin de rue, juste que l’on est souvent en vie grâce à un petit miracle (ne serait-ce que celui de l’existence d’un spermatozoïde avec le sens de l’orientation) et que, sachant ça, on peut en être content.
En établissant les conditions qui « supprime » la sélection naturelle, c’est nous qui mettons en oeuvre nos conditions de vie et peut être qu’en sachant qu’elles dépendent de nous, les vivrons nous plus paisiblement.

Dans tous les cas, il me semble avoir le droit de dire que refuser de façon organisée le droit de reproduction est notre seul possibilité si l’on veut continuer l’oeuvre de la sélection naturelle dans le sens de l’amélioration de la condition humaine. C’est un fait, et à mon sens (peut-être ai-je tort cela dit) j’ai le droit de le dire. Et surtout j’ai le droit de parler de cette théorie pour elle même, sans que l’amalgame soit fait entre l’existence théorique d’une « méthode d’amélioration de l’humain » et le fait que je veuille l’appliquer, que je me décerne le droit de tuer qui que ce soit ou que je soit même capable de savoir quels gênes (et donc je le sais bien quelles personnes) ne mériteraient plus le droit de se reproduire.

(entre parenthèse, j’ai choisit l’exemple des diabétiques parce que c’est le premier qui m’est venu, surtout je pense parce qu’il peut facilement être mortel. Je suis bien consciente qu’il y a, outre une part génétique dans son apparition, une part environnementale, et que d’autres maladies génétiques qui aurait bien pu convenir. Le diabète n’ayant, à ma connaissance, pas d’influence sur notre capacité à nous photocopier, cet exemple illustrait bien mon propos mais bien sur, je n’ai rien contre les diabétiques : VIVE L’INSULINE!!!)

Bref, je milite pour le droit à la discussion abstraite, sur les sujets délicats, sans passer pour une nazi illuminée parce que j’aime la science, j’aime en parler et je pense avoir le droit de parler SCIENCE. La science ne traite pas l’humain, elle traite les statistiques, les chiffres. C’est faire l’amalgame entre les deux qui fait porter un jugement eugéniste sur ce que je dis. La composante humaine de ce débat est un autre sujet et bien sur, si elle est prise en compte, elle n’aboutit pas du tout au même résultat.

Voilà, je voulait prendre le temps d’y penser …

A propos de etsihieraujourdhuietdemainexistaient

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