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Le tatouage 2

Et si on pouvais bientôt se faire tatouer sans passer pour un évader de prison au près de ses (grands) parents?

j’ai déjà écrit un article dessus en racontant mon histoire et ma vision du tatouage, maintenant je voudrais voir celle des autres.

déjà, premièrement , le tatouage est une blessure guerrière dans l’inconscient collectif. enfin  d’après moi. Regarde : souvent, c’est le tatouage des 18 ans. Comme un passage à l’âge adulte, on se fait tatouer, c’est un rite d’initiation. On teste notre capacité à prendre une décision qui inpactera définitivement notre futur: choisir le bon endroit, le bon dessin, la bonne taille, pour TOUJOURS.

Dans le passé, on pouvais aller à la chasse tuer quelque gros animal féroce, comme tarzan revenant avec sa première cicatrice, le tatouage a une partie de lui qui dit « je suis une grande personne sûre de ce qu’elle fait pour son avenir »; Même si ça dure 10 minutes et que pour tout le reste je ne sais pas où j’en suis, mon tatouage est un  premier pas vers cette stabilité recherchée.

Souvent, par exemple en prison, le tatouage rappelle une épreuve passée, comme la fameuse larme sous l’œil signifiant un meurtre. Le tatouage laisse une trace d’un moment important, parfois traumatisant, dans notre peau, peut être pour signifier que le moment, le choix, la pensée rattachée au tatouage est encrée dans qui on est.

Le tatouage, c’est aussi la rébellion, pour beaucoup de jeunes qui font ça contre l’avis de leur parent. Donc effectivement, les personnes agées n’ont peut être par tout à fais tort quand elles y voit un signe de « mauvaise vie », surtout que c’est, pendant longtemps, uniquement dans ces milieux que le tatouage a été pratiqué.

Mais aujourd’hui, alors que on voit des tatoués tous les 3 mètres, dans le secteur du soins et de la restauration, sensé être les plus strictes, on ne peut plus prêter cette réputation au tatouage. Les délinquants sont peut être tatoués, mais ce n’est pas le cas de tous, et ce n’est pas leur monopole. OK, les tatouages de gang, énormes, partout, visage compris, ça reste encore particulier. Mais c’est du foutage de gueule d’associer le tatouage à ça. Dans les gang, les gens mangent aussi surement du poulet et portent des armes, c’est pas pour ça que les boucheries sont des lieux mal famés et que toute l’armée est une bande de voyous. Encore une fois, l’amalgame est trop facile.

Il était peut être fondé, mais vivre, c’est s’adapter à son époque et aujourd’hui, le tatouage n’est plus l’attribut des criminels ;)

Le tatouage, c’est aussi l’appartenance au 21s. où la « mode » a explosé. c’est dire « je vis avec mon temps et je brise les codes » même si un tatouage le fais rarement et ce n’est surement pas le fait de graver les chairs à l’encre qui est aujourd’hui original mais le lieu (certains se font tatouer l’anus!! O_0) ou le graphisme qui, s’il est personnel peut se démarquer.

Le tatouage c’est aussi la vulgarisation de l’art puisque tout le monde peut aujourd’hui y avoir accès et décider que son corps est une toile blanche à colorer.

Le tatouage, en fait, ce n’est qu’une façon de plus de succomber à la course à la beauté, c’est une chirurgie esthétique picturale qui plaît ou non, en pouvant rendre heureux au passage, ça peut être une thérapie, ou un hobbie, signifiant ou décoratif, c’est une liberté d’expression offerte en plus, un moyen d’expression qu’on peut choisir ou non d’adopter et qu’il n’y a pas de raison de déprécier par rapport à un autre. Sa pérennité n’est qu’une facette de ce qu’il est et il existe bien au delà de cette caractéristique qu’on voit trop souvent comme un désavantage alors que peut être dans notre société, trouver un repère fixe qui ne bouge pas peut être assez unique pour être rassurant.

Bref, à plus quand on prendra le temps d’y penser!

A propos de etsihieraujourdhuietdemainexistaient

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